Vendredi 9 octobre 2009
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Roman Polanski, le viol, la justice et nous (chronique France Culture) par
Clémentine Autain
Alors qu’un hommage devait lui être rendu au Festival du cinéma de Zurich, le grand cinéaste Roman Polanski vient d’être arrêté, samedi soir, à sa descente d’avion et placé en détention provisoire,
« sous mandat d’arrêt américain ». A l’âge de 76 ans, l’artiste est rattrapé par son histoire. Il y a trente ans, il fut accusé aux Etats-Unis d’avoir eu des relations sexuelles avec une
adolescente de 13 ans. Alors qu’elle venait pour une séance photo que Polanski réalisait pour un magazine, la jeune fille a déclaré avoir été victime de viol et droguée avant les faits. Polanski a
alors plaidé coupable devant la justice mais en niant la contrainte – donc le viol - et le fait de l’avoir droguée. Il fut arrêté six semaines puis relâché avant la sentence. Mais Polanski n’a pas
attendu le résultat du procès, qu’il estime inéquitable : il fuit alors les Etats-Unis, part pour Londres puis s’installe à Paris. Ces dernières années, le procureur du Comté de Los Angeles avait
déjà fait plusieurs tentatives pour exécuter le mandat d’arrêt de 1978, quand Polanski voyageait dans des pays ayant passé un traité d’extradition avec les Etats-Unis. C’est le cas de la Suisse. Et
les délits sexuels contre les mineurs sont imprescriptibles aux Etats-Unis et en Suisse. Alors c’est vrai qu’il est troublant que l’arrestation se soit produite au moment de ce Festival de Zurich
alors que Polanski possède un chalet en Suisse et y passe une bonne partie de ses vacances. Mais j’avoue ressentir un certain malaise devant la manière dont est traité l’événement. Que des
artistes, notamment ceux qui sont proches de Polanski, clament à corps et à cris qu’il doit être relâché me paraît logique et légitime. Que les Français qui l’aiment soient stupéfaits, en colère et
émus, je le comprends tout autant. En revanche, le traitement médiatique épouse sans réserves la défense du cinéaste et banalise du coup le viol sur mineure : la victime, c’est Polanski. Les termes
employés sont révélateurs : il est rarement question de viol mais « d’affaire de mœurs », « d’atteinte sexuelle ». Je ne sais évidemment pas ce qui s’est passé mais ce qui est en cause est
suffisamment grave pour ne pas être balayé d’un revers de manche. Elle avait 13 ans, il en avait 43 : il est permis d’être sceptique devant l’hypothèse d’un consentement. Et là où je tombe de ma
chaise, c’est quand le ministre français de la culture se croit en droit de juger. Pour Frédéric Mitterrand, c’est – je cite - « une histoire ancienne, qui n’a pas vraiment de sens ». Si elle n’en
a pas pour le ministre, elle en a en tout cas pour la justice car, des deux côtés de l’Atlantique, le viol est un crime. Mais ces temps-ci, le pouvoir politique prend l’habitude de désigner par
avance les coupables et les innocents… Le ministre s’en prend également à « l’Amérique qui fait peur », celle qui « montre ici son vrai visage ». Rien de moins. Un Internaute commentait hier sur la
toile : « le piratage, c’est mal ; le viol, c’est pas grave ». Ce qui est aussi choquant dans ce traitement médiatico-politique, c’est que la défense de Polanski se fait au nom de son talent et de
sa notoriété. Frédéric Mitterrand le défend parce qu’il est un « cinéaste de dimension internationale ». La nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Irina Bukova, a également déclaré - je cite : «
je ne sais pas le détail mais c’est choquant (…) il s’agit d’une personnalité mondialement connue ». Jack Lang veut que « la liberté soit rendue à ce grand créateur européen ». Les artistes
célèbres devraient-ils donc échapper aux règles de droit valables pour le commun des mortels ? Nous ferions mieux de questionner les choix politiques sur lesquels reposent le droit et les
fonctionnements internationaux de la justice. C’est là que devrait se situer le débat, pour réinterroger ou réaffirmer le bienfondé des règles de l’extradition et de la prescriptibilité des viols
sur mineurs. Roman Polanski mérite sans doute un soutien plus musclé, mieux argumenté, qui ne masque pas la gravité des faits en cause.
Clémentine Autain
Par Muriel Romana
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Mardi 6 octobre 2009
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Au bonheur du bois dormant,
La belle se mélange les couleurs ;
La lumière, c'est ce qu'elle aime le plus.
Elle prend son mal en patience
Et rêve que l'hiver ne serait qu'une façon de voir les choses.
Par Muriel Romana
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Lundi 5 octobre 2009
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Si le gaspacho, c'est la vie ensoleillée
Sii le lait, c'est une chanson douce
Si rêver, c'est prendre son mal en patience
Alors, c'est qui le Père Noël ?
Par Muriel Romana
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Samedi 5 septembre 2009
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La rentrée. Je l'ai vécue en sortant. En sortant de chez moi, en sortant de ma ville, en sortant de mon passé, en sortant de mes souvenirs. Je suis rentrée dans une nouvelle vie, une nouvelle
ville, qui fait un peu peur, parce qu'elle est grande, mais avec l'espérance qu'elle me portera loin.
Par Muriel Romana
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Samedi 29 août 2009
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C'est un mur étroit, au fond d'une impasse, bardée de bâtiments en parpaings gris. Il manque des arbres centenaires. C'est un peu sinistre. Mais c'est un endroit. Quelque part où être quand on n'a
plus nulle part où être.
Neuf mois. Le temps d'une naissance. C'est à la naissance que l'on est le plus proche de la mort.
Par Muriel Romana
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Samedi 22 août 2009
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23:22

Cette année, les copines se sont données le mot !
Elles ont sorti leurs livres le même mois à quelques jours d'écart. Bon, le livre de Dahlia et celui de Magali ne s'adressent pas au même public...
J'ai beaucoup aimé celui de Magali, avec son côté Harry Potter (oui, oui), chasse au trésor, le tout dans une ambiance féérique. Enfin, u livre qui fait rêver !
Par Muriel Romana
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Vendredi 21 août 2009
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Et voilà ! Cela fait
plaisir quand une amie sort son premier livre (en plus chez un chouette éditeur), surtout quand on l'a encouragée depuis qu'elle nous a fait lire ses premiers textes. Il bénéficie d'un bon buzz sur
le web.
Alors, je lui souhaite de continuer !
Dahlia est la star de son blog :
My way or the highway
Par Muriel Romana
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Lundi 10 août 2009
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Lorsqu'un auteur disparaît, que l'on a lu, que l'on a apprécié, c'est presque comme si l'on perdait un ami. Il reste les livres que l'on peut reprendre pour le refaire vivre le temps d'une
lecture.
J'avais écrit sur ma découverte de MON VIEUX:
http://ecrire.over-blog.com/article-18260757.html
"Je viens enfin de lire MON VIEUX de Thierry Jonquet. Depuis sa sortie en 2004, l'envie m'était restée, et la curiosité. J'avais trouvé le sujet (l'été de la canicule 2003, un homme hérite de son
père disparu pendant des années) porteur et audacieux, surtout si proche de son actualité. J'admire les écrivains qui s'emparent de l'Histoire à bras le corps, sans la tranquille distance du
temps qui a passé.
J'ai lu le livre très vite. J'ai été admirative de sa construction, à partir du point de vue de ses personnages, plusieurs voix qui se répondent sans se parler. Je fus aussi surprise par la
présentation théâtrale des protagonistes de l'histoire, en introduction. C'est inhabituel. Cela avait l'avantage de passer sur la présentation traditionnelle et obligée dans la plupart des
romans.
Concrètement, les chapitres prennent le parti d'un personnage. Le tour de force consiste à faire entrer les autres personnages dans le champ de vision de celui qui parle, qui voit, mais sans
insister plus que cela. Du coup, le lecteur est pris à partie, mis dans la confidence de ces prises de parole, dans ce dialogue de sourds où chacun cherche à s'éviter. Ainsi, Alain passe tous les
jours devant le terre-plein qu'occupera Daniel, le SDF, qui tente de s'en sortir par tous les moyens. Il le voit sans vraiment le remarquer. Aussi, quand Daniel rentre dans la vie d'Alain
subrepticement, le lecteur est déjà dans la confidence.
Pour moi, voilà l'exemple parfait d'un livre qui se lit à deux, auteur et lecteur. Le romancier livre un texte au lecteur, que ce dernier fait vivre par sa lecture.
Preuve que le lecteur peut avoir un temps d'avance sur les personnages, mais pas pour tous; de la même façon, les personnages ont un temps d'avance sur le lecteur (par exemple, la décision de
Daniel de faire chanter Alain). La boucle de l'écriture de Thierry Jonquet continue d'avancer quand on comprend que Daniel a un temps de retard sur l'action du personnage d'Alain (l'échec de la
tentative de meurtre).
C'est une construction exemplaire."
Par Muriel Romana
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Samedi 8 août 2009
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Le vide des étagères
Le vide impossible à remplir
Par Muriel Romana
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Lundi 20 juillet 2009
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Brusquement, grâce aux Chinois et à Bernard Kouchner, les Ouïgours arrivent sur le devant de la scène.
Peuple ancien, lettré, sédentaire, ils ont inspiré les Mongols de Gengis Khan. Les Mongols, peuple nomade, n'avaient pas d'écriture pour leur langue. Lorsque Gengis Khan a entrepris de conquérir
le monde, il a compris l'importance de l'écriture dans cette vaste ambition. Il a chargé l'un de ses ministres d'adapter l'écriture ouïgoure à la langue mongole. C'est ainsi que le mongol s'écrit
en alphabet ouïgour.
Pour ceux que cela intéresse, je vous invite à lire ou relire ma trilogie romanesque sur Marco Polo.
Sur ce lien, vous pourrez voir mon nom écrit en ouïgour :
http://www.muriel-romana.com/html/livres/caravane/table.html
Par Muriel Romana
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