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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:59

En cette rentrée littéraire, une bataille juridique se livre entre un auteur et son éditeur. Le fait est suffisamment rare pour être souligné. On retrouvera à partir du lien ci-dessous les arguments des uns et des autres :

http://www.actualitte.com/justice/droit-de-reponse-affaire-dantec-l-avocat-repond-a-actualitte-36487.htm

Les faits sont simples: Maurice Dantec a cherché à empêcher la parution de son dernier ouvrage "Satellite sisters". Le tribunal l'a débouté même si la validité du contrat reste à étudier par le juge.

Un point m'étonne particulièrement : comment se fait-il que Maurice Dantec n'use pas, en l'espère, de l'exercice de son droit moral, incessible et inaliénable ? 

Plusieurs procès fameux ont montré l'utilisation que pouvaient en faire des héritiers : Angelica Huston au nom de son père qui s'est opposée à la colorisation de "Asphalt jungle" et a gagné, ou encore le descendant de Victor Hugo qui a obtenu gain de cause.

Ci-dessous un lien de la SGDL qui explique les tenants et aboutissants du droit moral :

http://www.sgdl.org/la-documentation/les-dossiers/205

En littérature, un auteur peut demander à son éditeur de mettre un autre nom sur la couverture du livre, demande à laquelle l'éditeur ne peut se soustraire.

De même, En cinéma, un auteur peut facilement faire retirer son nom ou prendre un pseudonyme si, par exemple, il ne reconnaît pas son travail dans l'oeuvre finale.

Dans le cas de Maurice Dantec, dans la mesure où il est connu, ainsi que le titre de ses livres à venir, il aurait peut-être fallu changer le titre également. Le problème de l'éditeur est perdrait le bénéfice de la renommé de son auteur. On comprend qu'il ne soit pas prêt à y renoncer.

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