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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 21:34
J'ai mis un mois pour envoyer mon dernier manuscrit à un éditeur. Pourtant, il était là, tout prêt sur la table. Il attendait.
Finalement, j'ai laissé les feuilles s'envoler et trouver leur chemin jusqu'à celui qui leur conviendra le mieux. Bon vent.
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:00
"Araki photographie la vie et la mort, la nostalgie de la vie prise inexorablement dans les rets de la mort. Etre conscient de cela est si destructeur qu'il n’y a que la tendresse pour apaiser. C’est en cela que les « bondages » d’Araki sont sans doute les plus beaux au monde. Il dit : « Les cordes sont comme une caresse. Elles enlacent le modèle comme le feraient mes bras. » Et, si vous vous approchez de l’une de ses photographies de « kinbaku », c’est exactement ce que vous ressentirez: l'érotisme de l'apaisement."
Alain n'aurait pas renié ces commentaires sur ses propres photos de nawa shibari.
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 19:44
Ce week-end à Toulouse, du 9 au 11 octobre, s'est imposée la littérature policière. Imposée, car s'il est une ville où la littérature a du mal à se faire une place, c'est bien Toulouse. Peut-être est-elle trop obnubilée par ses pôles d'excellence scientifique... Toujours est-il que je me suis rendue au bout du monde, pour qui n'en est pas, avec bonne humeur, en dépit de la pluie tristounette qu grisonnait le ciel toulousain. La librairie de la Renaissance organisait. On pourrait y reconnaître un ancien côté rebelle, elle, la voisine du PCF.
Ici, on est accueillis par des fumeurs et des buveurs bière, à l'entrée de la librairie et des tentes qui abritent les auteurs. Un endroit où l'on sait gré à la loi Evin car d'emblée convivial et chaleureux. Rien à voir avec les seuils d'entreprise, où se retrouvent, esseulés, ceux qui résistent encore au devoir de bonne santé. Ici, aux portes des polars, on regrette presque de ne pas en être, fumeur et buveur.
Sitôt passé les bandes jaunes "Crime scene, do not cross" et "White collar crime" (jamais vu cet avertissement d'ailleurs), je reconnais des visages familiers et avenants, Pascal Dessaint, Patricia Parry, Emmanuelle Urien, Magali Duru, Fabienne Ferrère, des "locaux". Ils sont mélangés à des auteurs espagnols, invités du salon,et à des auteurs carrément connus et reconnus, Didier Daenincx, François Guérif, Stéphane Bourgoin et tant d'autres dont je n'ai pas mémorisé l'orthographe du nom.
J'ai acheté quelques livres évidemment, dommage qu'ils soient si chers, ou moi passez riche...
Je me sentie en terrain amical, je ne suis pas ressortie avec le blues habituel qui caractérise les salons classiques : so many books, so little time...
Est-ce parce que les auteurs de polar touchent à l'humanité, dans ce qu'elle a de plus sensible, de plus fragile, que la simplicité est de mise et qu'ils ne se prennent pas pour des génies inabordables?
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 11:12
Roman Polanski, le viol, la justice et nous (chronique France Culture) par Clémentine Autain

Alors qu’un hommage devait lui être rendu au Festival du cinéma de Zurich, le grand cinéaste Roman Polanski vient d’être arrêté, samedi soir, à sa descente d’avion et placé en détention provisoire, « sous mandat d’arrêt américain ». A l’âge de 76 ans, l’artiste est rattrapé par son histoire. Il y a trente ans, il fut accusé aux Etats-Unis d’avoir eu des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans. Alors qu’elle venait pour une séance photo que Polanski réalisait pour un magazine, la jeune fille a déclaré avoir été victime de viol et droguée avant les faits. Polanski a alors plaidé coupable devant la justice mais en niant la contrainte – donc le viol - et le fait de l’avoir droguée. Il fut arrêté six semaines puis relâché avant la sentence. Mais Polanski n’a pas attendu le résultat du procès, qu’il estime inéquitable : il fuit alors les Etats-Unis, part pour Londres puis s’installe à Paris. Ces dernières années, le procureur du Comté de Los Angeles avait déjà fait plusieurs tentatives pour exécuter le mandat d’arrêt de 1978, quand Polanski voyageait dans des pays ayant passé un traité d’extradition avec les Etats-Unis. C’est le cas de la Suisse. Et les délits sexuels contre les mineurs sont imprescriptibles aux Etats-Unis et en Suisse. Alors c’est vrai qu’il est troublant que l’arrestation se soit produite au moment de ce Festival de Zurich alors que Polanski possède un chalet en Suisse et y passe une bonne partie de ses vacances. Mais j’avoue ressentir un certain malaise devant la manière dont est traité l’événement. Que des artistes, notamment ceux qui sont proches de Polanski, clament à corps et à cris qu’il doit être relâché me paraît logique et légitime. Que les Français qui l’aiment soient stupéfaits, en colère et émus, je le comprends tout autant. En revanche, le traitement médiatique épouse sans réserves la défense du cinéaste et banalise du coup le viol sur mineure : la victime, c’est Polanski. Les termes employés sont révélateurs : il est rarement question de viol mais « d’affaire de mœurs », « d’atteinte sexuelle ». Je ne sais évidemment pas ce qui s’est passé mais ce qui est en cause est suffisamment grave pour ne pas être balayé d’un revers de manche. Elle avait 13 ans, il en avait 43 : il est permis d’être sceptique devant l’hypothèse d’un consentement. Et là où je tombe de ma chaise, c’est quand le ministre français de la culture se croit en droit de juger. Pour Frédéric Mitterrand, c’est – je cite - « une histoire ancienne, qui n’a pas vraiment de sens ». Si elle n’en a pas pour le ministre, elle en a en tout cas pour la justice car, des deux côtés de l’Atlantique, le viol est un crime. Mais ces temps-ci, le pouvoir politique prend l’habitude de désigner par avance les coupables et les innocents… Le ministre s’en prend également à « l’Amérique qui fait peur », celle qui « montre ici son vrai visage ». Rien de moins. Un Internaute commentait hier sur la toile : « le piratage, c’est mal ; le viol, c’est pas grave ». Ce qui est aussi choquant dans ce traitement médiatico-politique, c’est que la défense de Polanski se fait au nom de son talent et de sa notoriété. Frédéric Mitterrand le défend parce qu’il est un « cinéaste de dimension internationale ». La nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Irina Bukova, a également déclaré - je cite : « je ne sais pas le détail mais c’est choquant (…) il s’agit d’une personnalité mondialement connue ». Jack Lang veut que « la liberté soit rendue à ce grand créateur européen ». Les artistes célèbres devraient-ils donc échapper aux règles de droit valables pour le commun des mortels ? Nous ferions mieux de questionner les choix politiques sur lesquels reposent le droit et les fonctionnements internationaux de la justice. C’est là que devrait se situer le débat, pour réinterroger ou réaffirmer le bienfondé des règles de l’extradition et de la prescriptibilité des viols sur mineurs. Roman Polanski mérite sans doute un soutien plus musclé, mieux argumenté, qui ne masque pas la gravité des faits en cause.
Clémentine Autain
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 09:13
Au bonheur du bois dormant,
La belle se mélange les couleurs ;
La lumière, c'est ce qu'elle aime le plus.
Elle prend son mal en patience
Et rêve que l'hiver ne serait qu'une façon de voir les choses.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 09:12
Si le gaspacho, c'est la vie ensoleillée
Sii le lait, c'est une chanson douce
Si rêver, c'est prendre son mal en patience
Alors, c'est qui le Père Noël ?
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 22:40
La rentrée. Je l'ai vécue en sortant. En sortant de chez moi, en sortant de ma ville, en sortant de mon passé, en sortant de mes souvenirs. Je suis rentrée dans une nouvelle vie, une nouvelle ville, qui fait un peu peur, parce qu'elle est grande, mais avec l'espérance qu'elle me portera loin.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 23:01
C'est un mur étroit, au fond d'une impasse, bardée de bâtiments en parpaings gris. Il manque des arbres centenaires. C'est un peu sinistre. Mais c'est un endroit. Quelque part où être quand on n'a plus nulle part où être.
Neuf mois. Le temps d'une naissance. C'est à la naissance que l'on est le plus proche de la mort.
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 23:22
Cette année, les copines se sont données le mot ! Elles ont sorti leurs livres le même mois à quelques jours d'écart. Bon, le livre de Dahlia et celui de Magali ne s'adressent pas au même public...
J'ai beaucoup aimé celui de Magali, avec son côté Harry Potter (oui, oui), chasse au trésor, le tout dans une ambiance féérique. Enfin, u livre qui fait rêver !
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 23:11
Et voilà ! Cela fait plaisir quand une amie sort son premier livre (en plus chez un chouette éditeur), surtout quand on l'a encouragée depuis qu'elle nous a fait lire ses premiers textes. Il bénéficie d'un bon buzz sur le web.
Alors, je lui souhaite de continuer !
Dahlia est la star de son blog :
My way or the highway
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