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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 23:49
... et elle s'appelait Ingrid Bétancourt.
Revenue de l'enfer, ressucitée, en vérité, d'entre les morts, les disparus, par la grâce de la caméra.
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 08:55
Il y a quelque chose de Balzac chez Stieg Larsson. Comme l'auteur des ILLUSIONS PERDUES, Larsson nous explique en long, en large et en travers les fonctionnements de la société suédoise en général, et en particulier du monde de la presse, de la justice, des services secrets.
De ce point de vue, MILLÉNIUM est un document.
Restent toujours les mêmes défauts : répétitions non seulement de mots mais de passages entiers, style maladroit (dû à la traduction?), longues digressions.
La force du livre tient dans ses personnages. L'un de mes chapitres préférés du tome III est celui où Erika Berger, nouvelle rédactrice en chef d'un journal, fait une démonstration de management à deux de ses employés. Magistrale !
Un autre élément frappant : la façon qu'ont les personnages de se traiter entre eux. Leur amitié est indéfectible,quelque soient les trahisons. On n'a pas tellement l'habitude de ce genre d'optimisme, comme l'écrivait Libération. Est-ce une des raisons de son succès phénoménal ?
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 02:54
Ingrid Bétancourt.
Je me souviens, quelques jours ou quelques semaines à peine avant son enlèvement, d'avoir vu un long reportage sur elle et la campagne qu'elle menait dans la course à la présidentielle. On la voyait s'enfoncer dans la jungle, parler avec les habitants, rencontrer des Farc. Elle n'avait peur de rien. Elle avançait, c'est tout. On la voyait téléphoner à ses enfants en France. Mais pourquoi est-ce que ce reportage m'a marquée ? Elle disait qu'elle était consciente du risque qui existait qu'elle soit enlevée. Elle disait que cela faisait partie de son engagement. Elle disait que sa famille le savait aussi, et même ses enfants, que si cela arrivait, ils étaient "préparés" (ce n'est pas le mot qu'elle a employé).
Donc, si je n'ai pas été surprise de l'entendre dire que si c'était à refaire, elle le referait (partir dans la jungle à la rencontre de la population qui se trouvait seule face aux Farc), je fus impressionnée par cette détermination, ce courage surtout, d'autant que maintenant, elle sait.
Un de mes amis écrivains dit : le courage, c'est avoir peur mais y aller quand même.
Qu'elle soit un modèle.
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:22
LA FILLE QUI RÊVAIT D'UN BIDON D'ESSENCE ET D'UNE ALLUMETTE.

Etrangement, ce second tome est à la fois bien meilleur et bien moins bien écrit que le premier.
On retrouve, sans surprise, la traduction épouvantable qui donne une fort mauvaise impression du style de Stieg Larsson.
L'intrigue met une centaine de pages à démarrer. Le nombre de personnages contribue à créer un sentiment de confusion, surtout quand tous les méchants sont grands, blonds, aux yeux bleus, ce qui, en Suède, ne constitue pas un signe distinctif en soi.
On retrouve le style "détailliste" du premier tome, qui donne envie de survoler certains passages, quand par exemple l'auteur nous raconte sur la moitié d'une page comment Lisbeth fait le ménage (elle prend des sacs poubelles noirs, les remplit, les entasse dans l'entrée pour les descendre plus tard, passe l'aspirateur et une serpillère humide (certes, c'est plus efficace que sec et c'est important de le préciser...), etc.), ou les réunions d'AG du magazine Millénium avec le nombre de parts que détient chacun et son nombre de votes, etc.
Tous ces détails n'apportent pas grand chose à l'action et bien peu à la connaissance des personnages, mais j'ai l'intuition que ce remplissage contribue au succès du livre. Cela représente comme le hors champ de l'écriture, les coulisses que l'auteur nous montre de ses personnages, ce que généralement on passe sous silence parce que sans intérêt. D'une certaine façon, c'est le principe de l'autofiction de certains romans français. L'autofiction de la fiction en quelque sorte. Indéniablement, savoir que Mickael urine en premier à son réveil nous le rend proche de nous (sic). Il faudra que j'essaye dans un de mes prochains livres cette forme de proximité.
A côté de ça, l'intrigue nouée, renouée, torturée dans tous les sens, finit par nous accrocher jusqu'au bout. Ce tome fait le tour du personnage de Lisbeth, nous la rendant très touchante. Cette fille est indéniablement une sacrée réussite littéraire. Pas étonnant que c'est ce tome que le cinéma ait choisi d'adapter. Sous ses airs d'intrigue classique (prostitution), l'histoire suit des tours et détours pour nous conduire au coeur d'un drame familial épique.
La traque de Zala n'est pas sans rappeler celle de Keyzer Soze dans USUAL SUSPECTS, mais la ressemblance s'arrête là.
MILLENIUM est aussi une curiosité sur la société suédoise. Les toilettes sèches y sont presque ordinaires, de même qu'un petit-déjeuner d'un sandwich foie-salade (beurk!). On y apprend que la Suède n'a pas opté pour l'euro (pour ceux qui, comme moi, l'auraient oublié, ou jamais su). Et, comme dans les romans de Hennig Mankell, les Suédois apparaissent comme un peuple sensible (la plupart des crimes décrits comme abominables paraît le commun du genre aux lecteurs de polars américains et même français) et civilisé (voir la scène où un flic suédois regrette de ne pouvoir agir comme ses collègues grecs qui menottent et matraquent à tour de bras), mais aussi macho que les autres (les femmes ont certes un statut et une position mais qu'elles doivent avec autant d'opiniâtrété que leurs copines du reste de l'Europe).
La littérature fait plus pour l'Europe que les plus grands discours !

Allez, j'attaque le troisième.
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 11:16
LES HOMMES QUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES.

Ça y est, j'ai lu le livre-phénomène.
Je m'y suis laissé prendre. Les scènes très courtes, et très dialoguées contribuent à donner du rythme. Bravo pour le personnage de Lisbeth, ovni dans le livre. Stieg Larsson arrive même à crédibiliser sa liaison avec le héros. Michael est parfois un peu fade mais charmant.
Bizarrement, l'intrigue principale constitue une parenthèse dans le livre, lequel commence par le procès de Mickael et s'achève par sa revanche.
Le prologue nous appâte mais nous envoie aussi sur une fausse piste qui n'est même pas exploitée en tant que telle. On nous présente un personnage de commissaire resté sur un échec. Or, ce commissaire n'apparaîtra plus pour ainsi dire dans le livre.
La traduction laisse souvent à désirer, c'est dommage. Peut-être faudrait-il le relire dans une autre version ?
Une déception. C'est un bon livre mais pas exceptionnel. Le plan marketing (visuel de la couverture) comme le destin tragique de son auteur ont grandement assis ce succès. Tant mieux pour la lecture!
Succès planétaire, légende associée au destin tragique de son auteur.
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 10:32
Je viens de trouver une nouvelle étude, américaine, sur le cerveau féminin. Aïe, aïe, aïe ! La science n'a pas toujours été la copine des femmes (voir le chapitre consacré à ce sujet dans mon essai sur "La libération de la femme : une parenthèse dans l'Histoire").
C'est une étude réalisée par une femme. Je la lirai et vous en rendrai compte ici.
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:57
Mais on peut s'en servir pour lire.
C'est le "Bookeen livre électronique cybook". Il a une autonomie de 8000 pages et on peut y télécharger livres, journaux.
J'ai reçu une publicité pour ce nouvel outil, presque comme un vulgaire spam.
Et pendant ce temps, auteurs et éditeurs préparent la rentrée littéraire...
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 17:52
Passeport bio... métrique.
Le contraire du passe-partout, aussi à cause de sa marge d'erreur de 5 à 10%.
Pierre Piazza, maître de conférence en sciences politiques et spécialiste des titres d'identité, note pour sa part que "dans l'histoire des papiers d'identité, on vous dit toujours 'non, on ne le fera pas', mais ils le font toujours". Ce qui arrive d'autant plus que "la population ne se mobilise pas vraiment, que les résistances ne marchent plus, et que le ministère s'assied sur la CNIL".
 Un seul moyen d'y échapper: rester à l'intérieur de ses frontières. Jusqu'à quand?
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:13
Franchement, aligner son mec,
Le prendre pour de la came,
Celle des WC de discothèques
Où les filles s'exhibent en femmes,
Cet aveu, n'est-ce pas l'échec
De cette belle Première dame
qui loin des bibliothèques
a contre l'Elysée troqué son âme?
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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 21:53
Elle a dit non, la p'tite Irlande
P'tite île du bout de la bande
Elle a mis l'ire, la p'tite Irlande
A toute l'Europe, celle qui commande.

Sarko a dit : on oublie ce jour
(Je m'en fous, j'ai voté pour)
Si c'était pas hier, les technos et Sarkozy,
C'est demain qu'ils leur feront dire oui

Et tant pis pour les seuls Européens
('faut pas les prendre pour des pékins)
Qui ont eu le droit de parler
En fait, surtout, de se la fermer.

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