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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 23:58
Un mari a empêché des médecins de sexe masculins d'intervenir au moment critique de l'accouchement de sa femme. Il en est résulté le handicap à 100% de son enfant. Les conséquences de cet acte sont terribles. L'acte en lui-même prouve que la liberté des femmes est menacée.
A quelques jours d'écart, virginité et sanctuarisation du corps de la femme sont mis en avant par des hommes machistes. Indéniablement, il existe une offensive virulente contre les droits des femmes.
J'avais prédit ces attaques dans mon essai, "La libération de la femme : une parenthèse dans l'Histoire".
La mise en garde est toujours de mise.
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 17:55
Mariage annulé pour défaut de virginité.
C'est en France que cela se passe.
Au nom de quelle loi, au nom de quel régime, de quelle République, un tribunal a-t-il rendu cette justice?
Pas en mon nom, en tout cas. Pas au nom de tous ceux et celles qui croient en la liberté.
Ce mari trompé a cherché à lapider son épouse. C'est une lapidation judiciaire, d'autant plus quand on connait l'épreuve du tribunal. La justice n'est pas. L'injustice seule est.
Pourquoi ne pas avoir simplement divorcé? Il n'aurait pas été le premier. Ces deux-là n'avaient rien à faire ensemble. On imagine que depuis les faits en 2006, ils ne sont plus ensemble. Alors pourquoi avoir souhaité cette humliliation publique, cette honte pour la France?

En fait, demander l'annulation du mariage, n'est-ce par une façon pour l'homme de retrouver une "virginité" ?
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 22:54
Avec naïveté, lors de la sortie de mon premier livre, je m'étonnais et m'offusquais même (oui, pourquoi pas ?) que les journalistes persistassent à m'interroger sur mon inspiration, la façon dont j'avais écrit, etc. Des thèmes connexes à mon texte. Quand je tentai de parler du livre, ils changeaient de sujet. Les journalistes ne sont-ils que des instruments au service d'une société assoiffée d'ordinaire ?
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:41
Vient de paraître le cinquième et dernier tome de la correspondance de Flaubert.
Une correspondance, c'est encore plus intime qu'un journal du même nom. Par la lettre, l'auteur se livre comme jamais. Rien n'est plus émouvant, touchant qu'une correspondance. A travers la sienne, Flaubert laisse transparaître l'écrivain, le bourreau de travail, travail qui l'obsède, qui occupe sa vie, son sommeil, suinte par tous ses pores. Pour lui, écrire est une souffrance, parce qu'elle tend à cette perfection toujours espérée jamais égalée. A travers sa correspondance, on perçoit l'acharnement qu'il met à peaufiner chaque phrase, à chercher le bon rythme, la juste harmonie des mots. Même s'il parle du "grand ressort", avec lui, l'inspiration est un courant d'air. Elle ne fait que donner le premier (ou le dernier?) souffle. Même s'il disait "Madame Bovary, c'est moi", il ne se laisse pas dévoiler dans son oeuvre. Il laisse toute la place aux mots et à leur splendide gloire.

Aujourd'hui, l'écrivain est son oeuvre. Autofiction oblige, télévision superlative, l'écrivain  se montre, comme un livre ouvert, à travers ses mots. Beigbeider, Christine Angot, Houellebecq, dans une moindre mesure Virginie Despentes, par exemple, incarnent leur oeuvre et s'incarnent en elle. L'écrivain est un spectacle en soi. Ou il n'est rien. Ceux qui s'en défendent, comme Modiano, ou s'en sont défendus finissent par s'en faire une coquetterie.
Il restait Julien Gracq, qui, tel Flaubert, ne voulait de place qu'à l'oeuvre.

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 22:36
Nilda Fernandez a dit: "nous avons de la chance, nous sommes le contenu. La crise actuelle, c'est celle du contenant".
C'est d'autant plus vrai que l'industrie du disque existe depuis moins d'un siècle.
Un peu plus pour celle du cinéma.
Ces deux médias ont connu autant de supports que de modes, mais n'ont pour autant jamais cessé d'exister, sans cesse en crise, toujours renouvelés.
Qu'en sera-t-il de la littérature ?
Tous les acteurs de la chaîne du livre s'attendent à recevoir un jour ou l'autre la vague qui les assommera de plein fouet avant de les balayer dans l'écume des nouvelles technologies.

Nous, auteurs, premier maillon de cette chaine qui est plus liée à nous que nous à elle, devons-nous la craindre?

Nous, le contenu.
La pensée restera toujours libre. J'avais écrit: restera toujours livre. J'ai corrigé. Je vais laisser, rétablir.
La pensée restera toujours livre.
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:18
D'abord le titre, pas terrible. Pourquoi pas "le lecteur" ? Mauvaise traduction (de l'allemand) ?
Ensuite, le sujet : comment l'illétrisme conduit à commettre des atrocités à son corps défendant ?
C'est traité avec beaucoup de compassion pour le bourreau, avec même une certaine complaisance à l'égard de ce personnage victime de son inculture. Comme si la culture seule faisait l'humanité.
Enfin, le prétexte : montrer l'éducation sexuelle et sentimentale d'un adolescent par une femme mûre.  Cliché !

Bon, allez, je prends un Agatha Christie pour revenir à des fondamentaux.
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 10:46
Dans notre monde virtuel autoproclamé, quelle est la place du corps?
Inventé par avatar interposé.
Dématérialisé par message électronique.
Encré, tracé, mesuré, fiché, bientôt jusqu'à la moindre goutte de sang sur les documents biométriques.
Plus que jamais, nous serons ce que notre corps sera.
Le corps, enveloppe charnelle, terrestre, est en passe de passer de contenant à entité autosuffisante. Le culte du corps se déplace imperceptiblement.
Quelles conséquences pour l'esprit?
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 10:43
Paru dans Libé aujourd'hui:

Huit empreintes digitales et par-dessus tout la création d’une base de données centralisée baptisée Delphine : c’est le nouveau passeport biométrique créé par décret par le gouvernement qui a fait fi de l’avis négatif de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
«Nous n’avons pas obtenu les éléments qui permettent de justifier la création de cette banque de données», affirme la Cnil. Elle souligne en outre que la France va plus loin que le règlement européen, qui ne prévoit pas de conservation des données en base centrale et suggère le recueil de l’empreinte de deux doigts seulement.

Le gouvernement de Vichy utilisa le fichier des Français juifs pour les rafles de juillet 1942.


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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 15:20
Une curiosité. La langue y tient une place particulière, avec un argot assez recherché, daté d'un temps que je n'ai pas connu. Le plus intéressant est la façon dont le personnage interpelle le lecteur régulièrement, ou même son propre auteur.
"L'affaire est déjà réglée avec l'assurance. Là, je reconnais la main de mon auteur. Avec sa manie de tout arranger, il a dû leur dire de traiter ça comme pour lui."
Quand il s'adresse au lecteur, ça peut donner ça:
"J'ai les mains crispées au fauteuil et je remarque quelque chose... je ne vous dis pas encore quoi."
Transparaît par moment l'amour de Boris Vian pour le cinéma:
"Si j'avais le cinéma, je vous ferais un gros plan".
La chute est assez bien tournée, avec le père mafioso devenu flic.
C'est pour ces raisons que j'ai continué ma lecture, parce qu'autrement, le personnage est assez imbuvable: mysogyne, raciste, violent, homophobe. Rien ne nous est épargné.
Je préfère le Boris Vian de L'ÉCUME DES JOURS.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 14:12
""Comment j'ai été gardé à vue", nouveau genre littéraire", voilà comment Le Monde rend compte de l'augmentation spectaculaire de ce droit policier (deux fois plus de gardes à vue depuis 2000). A peu près n'importe qui peut être placé en garde à vue pour à peu près n'importe quoi.
Pourquoi existe-t-il de plus de plus de récits de GAV ?
Peut-être parce que ceux qui en sont victimes ont été choqués de la façon dont ils ont été traités d'une part, et du caractère arbitraire de le mise en garde en vue. Peut-être qu'ils ont besoin d'en témoigner au monde, de ne pas taire les conditions et les effets secondaires (Stéphane Lhomme raconte que deux ans après la saisie de ses ordinateurs, il ne les a toujours pas récupérés) de cette pratique.
Peut-être aussi qu'il s'agit d'un effet mécanique dû à l'explosion du nombre de gardes à vue.
La garde à vue est une survivance d'une police inquisitoriale, une atteinte aux libertés (dixit un juge de Bobigny)
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