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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 12:00
Le nouveau livre de Didier Nebot raconte l'histoire de jeunes filles juives sauvées pendant la guerre.
Didier Nebot est l'auteur notamment de deux livres qu'on ne peut pas lâcher: Le chemin de l'exil et Le dernier commandement. Cela ferait des films magnifiques.
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 11:28
Sortie d'un livre à propos de ce personnage contestable, Napoléon, ou plutôt à propos du dernier voyage de ses cendres, écrit par Patrick Tudoret, éminent admirateur de l'empereur. Je ne l'ai pas encore lu mais en voici quelques commentaires :
 "Patrick Tudoret a réussi un livre brillant, enlevé, relecture d'une page
méconnue de notre histoire nationale (l'incroyable épopée du Retour des
Cendres de Napoléon 1er), qu'il intègre avec érudition dans le contexte
politique, artistique ou littéraire de l'époque", Jean-Claude Perrier,
LIVRES-HEBDO
Site de Patrick Tudoret

En plus, c'est un ami !
















PS: Pff ! J'ai même réussi à mettre une image et un lien !
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 10:31
Autour de la flamme, des flics chinois.
La France, plus souveraine sur son sol ?
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 09:42
Vu ou revu ce grand classique du cinéma.
Pierre Brasseur y est extraordinaire, sobre, intense.
A l'époque, les personnages fumaient. C'est vrai que ça leur donnait du caractère.
Deux éléments m'ont frappée : la fille du chirurgien est au courant des agissements de son père. Sa douleur est telle, d'être défigurée, que cela lui est égal. Je me suis demandée si cela n'aurait pas été mieux qu'elle ne sache pas, qu'elle s'imagine que les greffons étaient prélevés sur des cadavres.
En effet, à la fin, lorsqu'elle libère la dernière victime, lorsqu'elle tue la complice dévouée (Alida Valli), lorsqu'elle lâche les chiens en un ballet presque poétique, ses motivations ne sont pas claires. Pourquoi à ce moment-là et pas plus tôt, ou plus tard ?
Alors que si elle découvrait la face sombre de son père, elle ne le supporterait pas. Peut-être que l'opération aurait réussi et qu'elle s'arracherait elle-même cette figure , comme si elle portait sur sa face les crimes de son père en son nom.
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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 19:59
Extrait d'un article paru sur rue89.com
"Elle avait 33 ans. Artiste conceptuelle milanaise, elle s'était embarquée dans un projet insensé qui a tourné au drame: Giuseppina Pasqualino di Marineo a été retrouvée morte en Turquie, violée et assassinée. La police a arrêté son meurtrier présumé, un Turc qui l'avait prise en autostop dans la ville industrielle de Gebze, à une heure de route d'Istanbul.

La jeune femme, plus connue sous le nom de Pippa Bacca, était partie avec une amie, toutes deux vêtues d'une robe de mariée, pour traverser les zones de conflit des Balkans et du Proche-Orient, afin de démontrer les valeurs communes de la Méditerranée, et de donner un signe de "confiance entre êtres humains". Elles devaient se rendre en autostop de Milan à Jérusalem, en passant par les pays de l'ex-Yougoslavie, la Turquie, le Liban, la Syrie, la Palestine et Israël.

Pour ce projet intitulé "Brides on Tour", elles devaient porter la même robe blanche du début à la fin, et celle-ci, avec toutes les tâches de ce long périple, devait figurer au coeur d'une exposition à leur retour en Italie, avec toute la documentation filmée et écrite de ce voyage symbolique. Pippa Bacca portait effectivement cette robe lorsque son corps a été retrouvé vendredi près de Gebze, étranglée."

Extrait d'un commentaire à propos de cet article:
"Le projet artistique de Pippa ; il était ce qu'il était, mais il avait un intérêt, celui de mettre en abîme le statut de la jeune mariée, sans l'homme supposé la protéger. Cet état précaire ni à marier, ni mariée, le jour de noces, comme un entre-deux périlleux.

Et si j'osais, je dirais que le drame prouve s'il en était besoin la difficulté d'être une jeune femme au statut "indéterminé" dans notre société, confrontée aux prédateurs dès lors qu'aucun homme n'est là pour surveiller, contrôler, enfermer.

Comme si le monde ne nous appartenait pas encore tout à fait. Echec à la mondialisation de la liberté des femmes.

Son oeuvre est là aussi, dans l'exaction et dans la tragédie qui l'atteint. Elle prend d'une certaine façon une force extravagante et perverse."

http://anthropia.blogg.org

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 09:59
J'ai fini la lecture de Dracula de Bram Stocker à S. Cela nous aura pris neuf mois. Pour moi qui ne l'avais jamais lu, ce fut une découverte. Dracula fait partie de ces mythes que l'on a l'impression de connaître - voir l'excellent livre de Pierre Bayard, Comment parler des livres que l'on  n'a pas lu? - il est ancré dans notre environnement culturel. Dracula, honnêtement, le livre ne m'a pas transcendée. Disons que je suis contente de l'avoir lu, d'avoir été à la source du mythe.
Quelques réserves sur la traduction notamment qui traduit "coffin" par "coffre" au lieu de "cercueil".
Une surprise: le fait que Dracula est décrit comme un vieillard, comme un monstre. A aucun moment, Bram Stocker ne montre de sympathie pour son personnage, et le seul moment d'érotisme est lorsque qu'il s'attaque à Mina. Mais c'est un érotisme taché de sang, qui s'apparente à un viol. Il n'y a guère que les personnages de trois vampires "femelles" qui se montrent outrageusement sensuelles et voluptueuses, avec Jonathan, et même Van Helsing, sur le point de les tuer, est prêt à suspendre son geste tant il est troublé de son aveu même : "Elle était si charmante, d'une beauté si radieuse, si exquisement voluptueuse, que je sentis le profond instinct masculin qui nous pousse à chérir, à protéger un être de l'autre sexe, remplir ma tête du vertige d'une nouvelle émotion."

Ce qui m'a le plus intéressée, dans le livre, c'est sa construction. Etrangement, nous ne sommes jamais dans le présent de l'action, puisque tout est écrit à travers les journaux et carnets des différents protagonistes, et quelques articles de presse (qui tendent à ajouter une dimension véridique à l'histoire). Sur le plan de la structure du livre, deux moments sont particulièrement intéressants : lorsque tous les protagonistes se retrouvent réunis et décident de dactylographier leurs carnets pour les faire lire aux autres, et la toute fin du livre.
La mise en abîme joue à plein. Bram Stocker le souligne quand il fait dire à l'un de ses personnages: "Laissez-moi transcrire tout ce que vous racontez là. (...) Dans cette affaire, les dates importent surtout ; à mon avis, si nous rassemblons tous les éléments, et cela dans un ordre chronologique, nous aurons déjà fait beaucoup."
Mina, chargée de la retranscription, le fait en plusieurs exemplaires afin que chacun des personnages puisse prendre connaissance de l'histoire depuis le début, et se retrouve finalement dans la position du lecteur. Et le lecteur se retrouve lui-même dans la position de chaque personnage !Au milieu du livre, le professeur Van Helsing réunit tous ses alliés dans ce combat contre le vampire. C'est une réunion au sommet à laquelle le lecteur est convié, invité privilégié. Ainsi s'exprime Van Helsing : "Si je ne me trompe, nous sommes tous au courant des faits relatés dans ces lettres et journaux personnels."
Puis, Van Helsing expose les caractéristiques du vampire, en un résumé très scientifique et conclut: "Nous avons l'avantage du nombre, puisque le vampire est seul et que nous sommes plusieurs (dont nous, lecteurs). Nous avons les renseignements que nous donnent les livres (y compris celui que nous, lecteurs, tenons entre nos mains, le roman - mais est-ce encore un roman quand le lecteur est à ce point sollicité? - de Bram Stocker). Nous sommes libres d'agir et de penser (donc, de croire ou ne pas croire l'auteur)."
Après ce tournant décisif dans le livre, l'action continue, et les personnages qui, jusque là ont été surtout victimes, trouvent dans le nombre, la solidarité, une énergie qui les conduit à poursuivre le monstre Dracula avec un détermination sans faille.
La dernière note du livre est celle de Jonathan Harker qui déplore: "Chose curieuse, dans l'ensemble des témoignages qui composent le dossier (appréciez la façon dont Bram Stocker parle de son livre! Une façon brillante de l'authentifier!), c'est à peine s'il y a une pièce authentique: rien que des dactylogrammes. (...) Le souhaiterions-nous, que nous ne pourrions demander à personne d'accepter ces textes comme les preuves d'une histoire si fantastique."
Et Van Helsing réplique: "Qu'avons-nous besoin de preuves? Nous ne demandons à personne de nous croire."
Le mythe est né.
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 09:21
J'ai mis du temps à rentrer dans le livre. D'abord, le sujet ne m'attirait pas. J'ai insisté car il m'était prêté par une personne qui lit beaucoup et qui me l'a recommandé.
Il a fallu que je dépasse la moitié du livre pour ne plus pouvoir le lâcher. Construction classique avec chapitres en flash-backs qui alternent avec ceux au présent. Ce livre est construit sur l'attente de chacun des deux personnages principaux, Grey et Shi. Mais c'est une attente active. Ils tentent d'arriver à leurs fins, par tous les moyens.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Grey, touchant, original par sa culture curieuse de l'Asie. Elle a 20 ans mais en paraît cinq de plus. Elle a vécu.
Un élément essentiel du livre : le personnage du méchant. Durant tout le livre, il est sous nos yeux, inoffensif, ou plutôt sous les yeux de Grey. La tentation aurait été facile pour l'auteur de créer une relation trouble entre eux, où l'érotisme aurait été présent. Rien de tel. Nous savons qu'il est méchant, dangereux, mais nous ne savons pas pourquoi. La distance de l'auteur est prudente.
Aussi, quand, à la fin, il se dévoile dans toute son horreur, l'effroi du lecteur est intact. Un effroi qui perdure plus tard.
Nous sommes loin de, à ce que j'ai lu dans la presse et entendu de lecteurs car je ne l'ai toujours pas lu, la complaisance des Bienveillantes de Jonathan Littel vis-à-vis du criminel. Avec Tokyo de Mo Hayder, il n'y a pas de compréhension possible, pas de circonstances atténuantes.
La force du livre tient à son contexte. Il s'agit d'une histoire personnelle inscrite dans la grande Histoire. Là non plus, rien de nouveau, mais ça marche toujours. Cela m'a permis d'en apprendre davantage sur les crimes de guerre des Japonais. Il semble que le voile ne soit pas encore levé complètement.
Mes réserves concernent les descriptions qui provoquent le dégoût des crimes perpétrés par les yakuzas. Je m'en serais aisément passer, d'ailleurs, je sautais les passages.
Enfin, Grey, personnage un peu trop énigmatique. Notamment, l'origine de son traumatisme est à la limite de la crédibilité.
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:37
Joie extrême, bonheur extatique, ça y est! La version brésilienne de Marco Polo vient de paraître! Avec qui d'autre que mon éditeur Calmann-Lévy pourrais-je partager cet enchantement? Mes lecteurs et mon éditeur brésilien Bertrand Brasil!
Bientôt, je mettrai en ligne le visuel de la couverture, si mes maigres connaissances en informatique me le permettent...
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 12:26
Je viens enfin de lire MON VIEUX de Thierry Jonquet. Depuis sa sortie en 2004, l'envie m'était restée, et la curiosité. J'avais trouvé le sujet (l'été de la canicule 2003, un homme hérite de son père disparu pendant des années) porteur et audacieux, surtout si proche de son actualité. J'admire les écrivains qui s'emparent de l'Histoire à bras le corps, sans la tranquille distance du temps qui a passé.
J'ai lu le livre très vite. J'ai été admirative de sa construction, à partir du point de vue de ses personnages, plusieurs voix qui se répondent sans se parler. Je fus aussi surprise par la présentation théâtrale des protagonistes de l'histoire, en introduction. C'est inhabituel. Cela avait l'avantage de passer sur la présentation traditionnelle et obligée dans la plupart des romans.
Concrètement, les chapitres prennent le parti d'un personnage. Le tour de force consiste à faire entrer les autres personnages dans le champ de vision de celui qui parle, qui voit, mais sans insister plus que cela. Du coup, le lecteur est pris à partie, mis dans la confidence de ces prises de parole, dans ce dialogue de sourds où chacun cherche à s'éviter. Ainsi, Alain passe tous les jours devant le terre-plein qu'occupera Daniel, le SDF, qui tente de s'en sortir par tous les moyens. Il le voit sans vraiment le remarquer. Aussi, quand Daniel rentre dans la vie d'Alain subrepticement, le lecteur est déjà dans la confidence.
Pour moi, voilà l'exemple parfait d'un livre qui se lit à deux, auteur et lecteur. Le romancier livre un texte au lecteur, que ce dernier fait vivre par sa lecture.
Preuve que le lecteur peut avoir un temps d'avance sur les personnages, mais pas pour tous; de la même façon, les personnages ont un temps d'avance sur le lecteur (par exemple, la décision de Daniel de faire chanter Alain). La boucle de l'écriture de Thierry Jonquet continue d'avancer quand on comprend que Daniel a un temps de retard sur l'action du personnage d'Alain (l'échec de la tentative de meurtre).
C'est une construction exemplaire.
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 12:42
J'ai trouvé des semelles de vent!
C'est de la science-fiction. Le pied repose juste sur une semelle. On pourrait s'envoler !
Aucun auteur de science-fiction ne l'avait imaginé, je le sais, j'ai grandi avec eux. Comme ils n'ont pa imaginé le micro-ondes ou le fax. La SF attend peut-être encore son Jules Verne.
Un jour, j'aimerais bien en écrire. Mais je n'ai pas encore écoulé le passé et le présent. Il faudra que je vive suffisamment pour arriver jusque là.
La sandale s'appelle Strapless, je suis impatiente d'essayer.
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