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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 11:36
Voilà, c'est officiel : on peut être nostalgique du disco.
Cela me paraît anachronique, probablement parce que je l'ai vécu. Il est vrai que l'on est happé magré soi par les souvenirs associés à la musique. Par son pouvoir d'évocation, la musique est bien placée à côté du goût. La madeleine de Proust peut chercher son alter ego musical.
Pas en disco, n'exagérons rien. A l'époque du disco, dans les années quatre-vingt, je n'arrivais pas à envisager que l'on puisse regretter cette musique, que je trouvais assez pauvre dans l'ensemble, en comparaison avec les années 50 et 60, dont j'étais... nostalgique ! En fait, il semblerait que la nostalgie soit inévitable, de génération en génération.
Mais quand même, le disco !
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 11:33
Assise dans la gare, j'attends mon train. Une gare, c'est magique. Pourvu que cela continue d'exister. Une vieille dame mince et très chic, maquillée avec soin, s'assied dans la salle des pas perdus, "l'Equipe" sous le bras. Elle se met à le lire avec la plus grande attention. Habitude héritée d'un père ou d'un mari? Nostalgie d'une grande époque où elle aurait participé aux JO au 100m nage libre? Passion locale pour une équipe de virils rugbymen? Et si l'Equipe était le journal le plus grand, donc le plus pratique pour éplucher les légumes, elle pourrait juste le rentabiliser en le lisant après tout...
Une gare, c'est aussi un endroit où l'on trouve des publicités placardées sur les murs, illuminées, pour des livres, des expositions. Bien sûr, pas des livres de "littérature", des romans de gare, comme il se doit. Qu'on commence au départ et qu'on ne lâche qu'à l'arrivée. C'est la magie des livres: la capacité à comprimer le temps.
Une gare, c'est un lieu où les voyageurs ont tout leur temps avant d'être pressés de prendre leur train, où les voyageurs s'attardent devant les rayons des poches, où  ils prennent le risque de choisir un livre qu'ils ne connaissent pas, d'un auteur inconnu, où ils prennent un pari sur un titre, une couverture, le nom d'un écrivain.
Une gare, c'est un lieu où le temps retient son souffle.
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 14:22
Paris puant,
Paris bruyant,
Paris poubelle,
Paris pas belle.

Dans le secret
D'une cour cachée
Un nid s'éveille
Est-ce le soleil?

Une amie,
Paris,
C'est, aussi,
Le paradis.
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 11:33
Enfin ! J'ai fini mon manuscrit ! Impression de soulagement inouï. Bonheur éperdu...
Jusqu'à ce que j'admette que cela ne fait guère que la nième fois que je le finis... Cette fois, je crois que c'est la dernière. Je sens que, si je venais à reprendre le texte, ce ne serait plus le même. L'esprit en serait transformé.
Avant de l'envoyer pour édition, je vais attendre. Je vais laisser passer la semaine; si rien n'est advenu, je l'enverrai...
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 09:07
Parfois, de guerre lasse, il m'arrive de souhaiter n'être qu'esprit...
Mais alors, comment écrire, sans mes petites mains sur le clavier, la plume, le stylo ; sans mes doigts dans l'encre et sur le papier?
Il faudra bien un jour que l'un intègre l'autre, ou le contraire...
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 10:10
1968...
Aujourd'hui, les soixante-huitards, c'est nous.
Nous, les enfants de 68.
Il a bien fallu grandir avec.
Avec cette année-là, estampillée sur nos bulletins, nos livrets, nos papiers.
Grandir avec ce pavé-là, précieux et pesant.
Combien de fois ai-je rencontré ce regard admiratif, complice, envieux, de ceux qui avaient vécu 68?
Leur coeur semblait battre plus fort, battre le pavé, bien sûr.
Regard qui recelait mystère et secrets d'une mémoire à fleurs de souvenirs.
J'avais le sentiment d'être l'emblème vivant d'un vent de liberté.

1968 !
Ceux qui l'avaient vécu en parlaient comme d'une année exceptionnelle, d'un cru particulier, dont nous serions l'incarnation. Nous, les enfants de 68, nous avions le sentiment d'avoir manqué quelque chose, mais d'en être quand même. Et même le symbole.
Le sentiment d'être des privilégiés, l'aube d'une génération nouvelle pour un monde nouveau.

1968?
En vérité, nos parents n'en étaient pas, ou si peu. Entre couches à peine culottes et nuits blanches, pas beaucoup de temps pour battre le pavé.
A 40 ans, nous sommes de la première génération de ceux et surtout celles qui sont nés avec  l'avortement, éventuellement la pilule.
A 40 ans, écrasés par la précarité, l'angoisse des lendemains qui déchantent, la peur d'un monde en extension, nos aînés nous apparaissent comme des privilégiés. Eux qui sont nés avec la paix, ont grandi avec les Trente glorieuses, ont travaillé avant la crise, vieillissent avant la fin des retraites, mourront avant l'essoufflement de la Terre, que nous laissent-ils en héritage ?
Un héritage que Nicolas Sarkozy entend balayer, promesse de campagne. D'ailleurs que faisait-il en mai 68 ? Probablement qu'il repavait derrière les étudiants.
Alors quand il promet de liquider l'héritage de mai 68, pas étonnant qu'on se sente un peu concernés, et même cernés tout court.
Parce que l'héritage de mai, somme toute, c'est nous, les enfants de 68...
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